Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions

26 Décembre, 2017

Apprendre à communiquer.
De manière précise, honnête,responsable et donc courageuse (j'y reviens). En commençant, bien sûr, avec une communication de qualité avec vous-"m'aime"!

(Le français est une langue machiste, mais mettre constamment entre parenthèses les terminaisons "elle" rendrait le texte illisible. Je m'en excuse auprès de toutes les lectrices! De tout cœur.)

 

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez Meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci. Cliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

Aimeriez-vous

• que votre relation de couple s'apaise en 2018?

• que la relation avec vos parents s'améliore?

• rencontrer l'âme sœur, la personne qui vous aimera tel que vous êtes?

• trouver un moyen de communiquer de manière fluide dans votre entreprise afin de profiter de l'ensemble des ressources qu'apporte l'ensemble de vos salariés?

• vous sentir reconnu pour ce que vous êtes et apportez?


Etes-vous

• jeune parent et inquiet à l'idée de faire des erreurs lourdes de conséquences?

• parent d'ado et culpabilisez-vous puisque vous avez l'impression de les avoir faites, ces erreurs?

• en deuil et subissez-vous les regards qui se détournent, même ceux de vos amis qui semblent vous éviter

• un de "ces jeunes" de "génération Y ou même Z", destinés à être libre comme l'air, free-lance, votre propre chef et donc indépendant de tous et tout, et totalement frustrés de ne pas vous sentir compris, acceptés et respectés ; alors que cela est nécessaire pour pouvoir échanger et grandir dans une ambiance porteuse, dans une équipe soudée?

• une personne qui travaille avec ces "Y ou Z" et avez-vous besoin de savoir comment faire pour les garder dans votre service ou votre entreprise et comment collaborer à la satisfaction de chacun?

• un des nombreux profs et instits qui ont peur d'aller à la rencontre de leur classe le matin, qui n'arrivent pas à se sentir en confiance, qui craignent pour leur santé?

• dans une autre situation dans laquelle vous vous sentez incompris, seul, en danger, …

 

Peut-être faites-vous, chère lectrice et cher lecteur de cet article, partie des innombrables personnes qui pensent que les autres savent ce que vous pensez et vivez. Parce que, "dans ces moments-là", "ça coule de source", "c'est quand même évident", …! Et le fait que cela n'est pas pris en compte est douloureux, révoltant, injuste.

Oui! Parce que c'est une grande et affolante erreur de croire cela!

En réalité, chacun de nous vit dans son monde à lui ou elle. Monde, qui est en réalité une vision du monde, perçue à travers les lunettes de nos expériences, de nos compréhensions, de nos traumatismes, de nos peurs, de nos désirs, de nos émotions… Chacun de nous agit quotidiennement au mieux pour chercher à satisfaire ses propres besoins. Tout le monde fait ça! Et c'est vital!!


Dans ce monde où tout va de plus en plus vite, où grâce à Internet n'importe quelle information est nôtre au bout de quelques clics, où la paix et la guerre semblent être en lien direct avec l'utilisation de comptes mails ou de messages twitter, d'erreurs de cryptage ou de hacks exposant des millions de personnes…

… nous fonctionnons – essayons de fonctionner est plus juste – avec un référentiel relationnel vieux de 2 ou 3 mille ans!

Référentiel que soit nous essayons d'adopter pour nous conformer (dur!), soit nous refusons pour être nous-même (mais "ça" nous rattrape toujours!), soit nous nous employons de contourner en faisant autrement (mais toujours, forcément, en fonction de..., différemment que…, mieux que…, … ) et donc pareil, toujours en cohérence et/ou en réponse avec ce référentiel qui aujourd'hui est désuet, qui ne nous correspond plus.

Référentiel totalement inadapté mais le seul dont nous disposons.

Ce modèle qui régit les relations et la communication au sein de ces relations est le modèle hiérarchique, dans lequel le statut donne le pouvoir de contraindre. La hiérarchie de statut.

Nous sommes d'accord, je pense, que ce modèle ne fonctionne plus. Quel que soit le domaine où vous rencontrez d'autres personnes, que ce soit professionnel ou privé – c'est pareil! Les situations relationnelles difficiles et insatisfaisantes voir insupportables – quasiment tout le monde en a vécu ou en vit. Toute relation oblique (relation où les regards ne sont pas à la même hauteur, relation dans laquelle les concernés n'ont pas le même droit et pouvoir d'être) nous met en colère, même observée de loin.

Nous réagissons alors instinctivement - et en toute inconscience - comme le prévoit ce "cher" (dans tous les sens du terme) modèle : l'autre doit arrêter tout de suite!

Notre œil conditionné voit sans l'ombre d'un doute qu'il est responsable de notre frustration, fatigue et colère et nous attendons à ce qu'il comprenne cela de lui-même, vu que "ça coule de source"!

Sauf que, être responsable veut dire "être capable de répondre de nos faits, gestes, paroles, et aussi vécus" – et "attendre qu'il arrête" nous en rend dépendant, victime même, inférieur, … Bref, nous nous rangeons dans l'échelle prévu à cet usage, encore dans ce même modèle.

 

Comment en sortir?

Pour réussir à réellement appliquer vos bonnes résolutions de l'année 2018,

il est important :

• de les formuler de manière positive (pas de négations) et aussi de manière à ce qu'elles ne dépendent plus que de vous (ouf! – mais oui, en vous posant un moment, vous pouvez le faire)

• de prendre contact avec toutes vos émotions. D'oser les ressentir, décider de "tester la confiance" de les "suivre" vers ce à quoi elles vous invitent en écoutant finement ce qu'elles vous donnent le plus envie de faire à cet instant-là (retrait solitude, repos, recherche de souvenirs (photos, écrits, …), réflexions sur l'état d'une relation et les choses que vous devez dire à une personne en particulier, parler avec un ami…)

• D'accueillir le sentiment de colère

  • comme un phare, éclairant une violation de vos limites, de votre être,

  • comme un guide, vous permettant d'identifier la situation et la personne qui a été son déclencheur (mais non sa cause!)

  • comme une force vous permettant d'agir et de vous positionner verbalement en accord avec qui vous êtes.

• de prendre la responsabilité de ce que cette situation précise a comme effet sur vous, concrètement, dans un ou des rôles qui sont vôtres (chef, père, homme, femme, amie, …). De quelle manière elle vous empêche d'être vous-même, elle vous oblige de faire semblant, de vous renier.

• d'admettre honnêtement et courageusement (vu la frousse* qu'on nous a fait quand, petit(e)s nous avions eu peur ou étions tristes) comment vous vous sentez face à ces effets concrets déclenchés par l'action ou le comportement de l'autre, de retrouver ce vocabulaire émotionnel soigneusement planqué (je me sens triste, gêné, seul, débordé, pas en confiance, démotivé, … ) mais autant indispensable pour réellement communiquer que l'ensemble des nuances de couleurs sur la palette d'un grand peintre s'apprêtant à réaliser une chef d'œuvre.

• de faire taire notre égo lors de ce constat ; l'empêcher à faire comme d'habitude : blâmer, juger, accuser l'autre qui me fait me sentir …

• de, finalement, dire à la personne concernée ce que vous vous êtes découvert vivre à ce moment précis-là, dans cette situation dont elle est  l'élément déclencheur.

Ou pas. Parfois, ce n'est plus nécessaire, finalement.

De toute façon, jamais avec une attente quelconque envers elle.


*frousse de ressentir et de nommer une émotion

Ce modèle, la hiérarchie de contrainte, est né dans une société qui (les raisons, c'est un autre chapitre) nous a dit que les émotions étaient dangereuses, que la colère était vilaine et gênante, que la tristesse et la peur étaient signes de faiblesse, …

C'est faux!

Le langage des émotions est la seule manière qui nous permet de communiquer de manière précise, claire et compréhensible ce que nous vivons. Qui nous sommes.

Il est indispensable pour arriver à "faire équipe" que ce soit dans le domaine professionnel, familial, amical, amoureux.

L'écoute et la maitrise du langage des émotions nous permet de faire nos choix en connaissance de cause, de connaître notre rythme, de prendre en compte et donc pouvoir lever nos résistances, d'accepter notre passé afin d'en faire un sol fertile et stable pour la graine d'avenir que nous plantons –


- et que nous nourrissons, en début d'année ou à d'autres moments signifiants et souvent emplis d'émotion, avec des résolutions qui nous tiennent à cœur et que nous nous promettons de tenir….


Une de mes résolutions les plus chères :

vous accompagner à vous entendre, à vous élever mutuellement, à vous enrichir au lieu de vous fatiguer et lasser.

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Ma résolution pour 2018 est d'accompagner encore beaucoup plus de personnes dans l'apprentissage de ce "je suis" et de la manière de le vivre en l'offrant à travers une communication bienveillante, précise et responsable.

 

Et la vôtre?

 

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Richard BACH